J'aimerais supprimer toutes les infantiles âneries que j'ai déblatées dans ce blog, mais conserver des souvenirs d'un temps révolu n'est pas forcément une mauvaise chose, pour en rétablir certaines, alors je rétame mes instincts destrcuteurs, les changeant en pulsions créatrices. On mûri, parfois, un peu.

J'aimerais supprimer toutes les infantiles âneries que j'ai déblatées dans ce blog, mais conserver des souvenirs d'un temps révolu n'est pas forcément une mauvaise chose, pour en rétablir certaines, alors je rétame mes instincts destrcuteurs, les changeant en pulsions créatrices. On mûri, parfois, un peu.
# Posté le lundi 03 décembre 2007 10:44
Modifié le mercredi 26 mars 2008 20:04

Je prépare ma fuite. Je vais migrer en France. Habiter à Rennes chez mon Matthieu. Prendre mes quatiers d'été à Toulouse dans mon coin attribué. Ou à Paris, une housse de couette Alex Turner m'y attend...

Je prépare ma fuite. Je vais migrer en France. Habiter à Rennes chez mon Matthieu. Prendre mes quatiers d'été à Toulouse dans mon coin attribué. Ou à Paris, une housse de couette Alex Turner m'y attend...
photo : Les Wombats se battent, à l'image du coq wallon et du lion flamand.
Ne fait pas partie de mes habitudes de parler politique, mais l'urgence est telle que je ne puis faire autrement.
Compatriotes ou pas, vous devez savoir à juste titre que la situation devient préoccupante.
La Belgique, terre de musiciens, stylistes, frites, bière, chocolat et compromis court un grave danger.
Les Belges savent, les Français moins. Je me porte donc volontaire quant à la propagation du malheur ambiant d'un pays sans gouvernement et menacé par les séparatistes.
Chaque matin, j'écoute PAUL HERMANT, le grand Paul Hermant, homme de radio acide et juste.
Il m'aide à m'accrocher laborieusement à l'actualité maussade d'un pays dont le temps l'est tout autant.
En effet, étant la non-chalance incarnée, j'ai une fâcheuse tendance à contourner les sujets qui fâchent, à éviter ce qui peut l'être, à reffuser l'accès de mes oreilles aux choses déplaisantes.
Or, nos hommes politique appartiennent à cette catégorie d'ignominies. Genre, Sarko à côté, c'est Candy qui chasse les papillons.
Les politiciens flamands, puissament assis sur leur position, ont désormais décrété que la majorité serait majoritaire, comme dans tout pays sensé.
Mais la Belgique est tout sauf un pays qui doit être sensé! C'est un pays compliqué, dont la complexité fait tout le charme, car on a souvent dit que l'identité des Belges était de n'en avoir pas, ce qui en était une. Désormais, nous courons le risque d'avoir l'identité de tout le monde, c'est-à-dire aucune. Chers lecteurs postmodernes et postbelges, l'avenir s'annonce chargé de médiocrité... Heureusement, des romances primates, marsupiales et volatiles me tirent inexorablement vers le haut. *
SHADOWPLAY Killers ou pas, elle me fait un effet...
# Posté le vendredi 16 novembre 2007 16:02
Modifié le mercredi 26 mars 2008 20:01

Ships that pass in the night, and speak with each other in passing...

Ships that pass in the night, and speak with each other in passing...
Maman entre dans mon domaine burautique et m'anonce solenellement : -"Il faudra bien sur tu le sache un jour... Ton ami Pete Doherty là..."
-"Quoi? Il est encore en cure de désintox?"
-"Non"
-"En prison alors?"
-"Non"
-"Il est retourné avec Kaaate?"
-"Noon"
Mon visage se décompose, je m'emporte et demande
-"Mais quoi?! Overdose???" (Oui, sur le moment l'idée m'a traversé l'esprit. Mais il est immortel. Je le pense aussi.)
-"Haha. Bon, j'ai lu dans le journal qu'il serait en concert à l'AB en janvier."
Sauts, cris, et revendications. Maman ne peut résiter. Même si elle sait pertinement que quand Pete passe, la moquette trépasse, qu'il prélève du sang de ses groupies pour en faire des tableaux et qu'il est tout sauf le gendre idéal...
Nous achetons les places le soir-même.
J'y vais avec ma grande malade aux paupières turquoises et aux couvertures brodées. YOUPIIIIE.
La moitié des Libertines. La moitié des Libertines. Je vais voir un demi libs en vrai...
Vous n'êtes pas sans savoir que je lui voue un certain culte, malgrès sa tendance "caricaturable".
Il représente à lui seul une multitude de choses. La débauche, l'indie anglais, le génie torturé.
Ce qui démarque définitivement Pete Doherty de Kurt Cobain c'est qu'on le comparerait plus justement à Oscar Wilde, pour qui le génie esthétique se manifeste dans la vie et non dans l'œuvre de l'artiste, théorie que j'entends, mais n'aprouve pas entièrement. Ainsi on peut supposer que la déchéance progressive de Pete serait un choix délibéré, purement esthétique. Il incarne avant tout pour moi le décadentisme moderne. Courant qui exerce une fascination indicible sur moi.
Et puis, Shotter's Nation est abracadabrantesque comme dirait l'autre.
A la première écoute, c'est un album dense et bien ficelé, seule Delivery sort du lot.
Mais au bout de plusieurs reprises, l'éclatant éclectisme des chansons se démarque.
On sent du swing à plein nez dans Side Of The Road et son renversant "Idon'tknowwhatIdon'tknowwhatIknowit'slikeelectricity".
Du jazz dans There She Goes.
De la poésie dans la mélancolique douceur de Lost Art Of Murder.
Down In Albion remplacé (oui, je me met moulte personnes à dos, j'en suis consciente).
Problème, il parrait que les prestations live de Pete sont déplorables... D'après R&F.
Et je pense que Manoeuvre a raison. Sa voix embrumée, gorgée de substances illicites
ressemblera fort peu à celle de Shotter's Nation.
Ca ne fait rien, j'aurais vu le mythe Pete Doherty.
MOBILISEZ-VOUS : N'achetez-pas le best of des Libertines!
Tout le monde a les photos de Pete par Hedi, c'est pas vraiment original me direz-vous.
Et vous auriez raison.

"Tu me hantes aussi joliement qu'étrangement. Je t'aime ma romance, ma Coline."
T'es-t-il déjà arrivé quelque chose de plus beau que d'être à la fois
la Certaine Romance, la Mandy, la relation fusionnelle de quelqu'un? Je t'aime.
Oh Mandy, Oh Mandy's
Completely out of reach
# Posté le lundi 29 octobre 2007 11:52
Modifié le mercredi 26 mars 2008 19:15

I want you to be crazy 'cause you're boring baby when you're straight

Les premières notes de 'Blonde Comme Moi' résonnent,
nous nous dépêchons de rentrer et de nous trouvez
une place, si bonne soit-elle.
'Le Gang', le monde entier se réveille brutalement et beugle les profondes paroles.
Au fil des chansons, comme 'Perdus Cette Nuit', (ma préférée), 'Dis-moi'... nous essayons de parvenir aux premiers rangs,
poussées par les mini pogos suants, nous y arrivons à nos fins. Juste devant l'ami Felix. 'J'Ecoute les Cramps'... Euphorie. Hormones féminines des alentours bouillonantes.
Ils s'en vont. (Tant mieux?)
Mais les belges savent mettre l'ambiance, savent faire des rappels, ils reviennent donc nous re-jouer 'Dis-Moi' et 'Le Gang'. C'est une généreuse prestation que nous ont donné ces jeunes et éphemères parisiens. Ils ont au moins le mérite de nous faire bouger _______________________________________________________________________avec frénésie.
_______________________________________________________________________Video : Vous remarquerez qu'à _______________________________________________________________________la 9ème seconde, l'objectif visé _______________________________________________________________________au sol contre ma volonté,
_______________________________________________________________________je me fais porter par un servile _______________________________________________________________________inconnu qui, remarquant
_______________________________________________________________________que je tentait de filmer la tête _______________________________________________________________________d'Adrien et ses copains,
_______________________________________________________________________m'aida en me surélevant de _______________________________________________________________________quelques centimètres de plus.
_______________________________________________________________________ET MON OH OUI D'AMOUR QUI _______________________________________________________________________EST SORTIE AVEC ADRIEN, LE _______________________________________________________________________CHANTEUR. Genre Peg, Techa _______________________________________________________________________et Flore elles sont trop cools, _______________________________________________________________________elles se tapent des "rockstars".
Je suis très tubes ces moments-ci. Du lourd, rien que du lourd.
Walk Like An Egyptian _THE BANGLES
You Better Not Look My Way _THE PIGEON DETECTIVES
Standing In The Way Of Control _THE GOSSIP
Plastic People _LE PEUPLE DE L'HERBE
Apartement Story _THE NATIONAL
I Wish That I Could See You Soon _HERMAN DUNE
The Heinrich Maneuver _INTERPOL
Gold _MANDO DIAO
Achetez leur album, achetez, Mando Diao c'est de la bombe.
# Posté le samedi 06 octobre 2007 14:52
Modifié le mercredi 26 mars 2008 19:28

Oscar Wilde disait que la musique était le plus beau des arts de par sa forme. La preuve par cinq ce mercredi 26 septembre. VA POUR TEDDY PICKER! YEAH.

 Oscar Wilde disait que la musique était le plus beau des arts de par sa forme. La preuve par cinq ce mercredi 26 septembre. VA POUR TEDDY PICKER! YEAH.
Récapitulons : J'ai participé à un concours dans le journal "Le Soir" (équivalent du Monde)
pour assister à La Nuit Du Soir avec Hollywood Porn Stars, Joshua, Arid, The Tellers et The Diplomat. De plus, le gagnant aura droit à un article dans le journal.
Chose inimaginable : j'ai gagné. Enfin, nous sommes deux à l'avoir remporté. (Une lettre de motivation rédigée avec attention à suffit.) Récit.
J'arrive Rue Royale à Bruxelles après de nombreuses tergiversations avec le GPS.
J'attends 17h00, heure de rendez-vous, avec un cappucino.
Me voici devant le grand bâtiment, me présente à l'accueil et une gentille employée me propose de patienter ; Laurence (notre accompagnatrice) ne tardera pas à arriver. Après une visite concise des bureaux du Soir, des présentations et un jus d'orange plus tard, nous nous mettons au travail avec Romain. Nous trouvons des questions à poser aux groupes, nous nous répartissons les tâches
et parlons musique. Beaucoup de goûts communs, tant mieux.
Hall du Cirque.
Nous arrivons alors dans la grande salle écarlate dépeuplée, le nez en l'air.
Nous sondons quelques personnes au hasard. Les filles viennent pour les Tellers, les vieux pour Arid, les autres pour l'affiche tout bonnement superbe.
Nous nous apprêtons à entrer pour la première fois dans les coulisses. Exhibant fièrement nos bracelets vermillon aux bouncers, nous montons avec appréhension un étroit escalier, et arrivons dans une longue pièce embrumée. Une ambiance très impressionnante. Des gens en slim qui passent dans tout les sens leur GSM greffé à l'oreille, les murs sales, des Maes vides qui traînent partout, et cette fumée rougit les yeux... On nous explique alors que pour pouvoir interroger les artistes, il va falloir batailler et mettre sa réserve de côté. Comme on pourrait pourtant le croire, ils n'avaient pas été prévenus de note présence. On va devoir jouer des coudes.
On déambule dans ce grand couloir circulaire parsemé de petites loges sommaires.
Assis sur un fauteil, nous apperçevons les membres de Joshua en grande conversation. Prenant notre courage à deux mains, je nous présente à Thierry Coljon (Notre Philippe Manoeuvre national, rien que ça. Un modèle, très intimidée je fut en annoncant que nous étions les gagnants du concours. "Ha, dans ce cas!" répondit-il en se retirant), et posons nos questions au groupe hip-hop-funk-punk. Tout se passe à merveille. C'est juste impossible de prendre des notes de tout.
Romain: « Vous êtes un mélange de styles...N'est-ce pas difficile de trouver une identité musicale ?
Recherchez-vous ça ? »

Senso, chanteur : « Non, ce n'est pas un défaut ! Il faut respecter l'atmosphère de chaque chansons. On considère ça comme une force. On peut prendre l'exemple d'un acteur.
Il peut jouer dans des films d'action, des trucs romantiques ou dramatiques, avec des réalisateurs différents, il reste toujours lui-même. »

Moi : « On a lu qu'aujourd'hui était un date importante pour vous. Des gens de Paris viennent vous voir. Es-ce que ça vous met la pression ? »
Greg : « Oui, biensur, mais c'est un pression positive. »
Senso : « On essaye de déstresser, de se détacher un peu de tout ça »
Greg : « Mais Senso il est jamais stressé...Il est cool (rires). Enfin, on a le trac, mais ça c'est artistique, c'est toujours comme ça. »
Notre soirée fut d'un rythme effréné. Dés que la dernière note d'un groupe retentissait,
l'investigation recommençait. Une quête incessante. Même pas le temps de boire une bière dans le frigo des V.I.P.
Nous revenons tout juste du concert des dIPLOMAT (qui fut sympathique, ce n'est néanmoins pas la peine d'en parler plus longuement) que nous trouvons Redboy
, guitariste de Hollywood Porn Stars (leader de My Little Cheap Dicatphone, bref, grand -dans tout les sens du terme- nom de rock belge). Il nous propose gentillement de faire l'interview avec les autres membres de groupe dans leur loge. On s'y rend d'un pas empressé.
Assise en face d'Anthony Sinatara, chanteur, j'étouffe de joie.
Romain : « Qu'est ce que ça vous fais d'être aujourd'hui tête d'affiche alors que la dernière fois vous ne l'étiez pas ?»
Redboy : « Il y a moins de pression. La première fois on était très impressionné. Mais ça ne veut pas dire qu'aujourd'hui on ne l'est plus ! »
Moi : « L'ambiance est-elle particulière par rapport à d'autres salles ou festivals étant donné qu'il n'y a ici que des groupes belges ? »
Anthony : « On a déjà eu l'occasion de jouer dans des endroits dans lesquels il n'y avait que du belge. C'est une atmosphère particulière. Et puis vu l'endroit... »
Romain « Est-ce que vous appréandez la réaction du public face à votre nouvel album, Satellites ? C'est une des premières fois que vous le présentez. »
Redboy : « Oui, il y a déjà eu le Pukkelpop et un festival à Liège. Ça c'est bien passé. On a construit cette album dans une bulle. Les nouvelles chansons sont plus posées. Il y'a une sorte d'intensité énergique."
Moi : « Vous vous exportez bien en France. Comment vous ressentez ça ? L'accueil est-il le même ? »
Anthony : « Les français sont différents de belges. On y va en novembre. Ils sont assez fan de groupes belges, ils font pas la différence entre flamands et wallons. C'est un peu comme une mode. »
Sans raisons, je pensais qu'ils seraient hautains et inabordables. Ce fut une rencontre inoubliable.
Après des Joshua en forme olympique, le public a bien sué, c'est Ben, le fringuant chanteur aux yeux maquillés des Tellers que nous abordons. Après quelques questions, photos et compliments, c'est Charles ; guitare, piano, harmonica que j'interpelle. Celui-ci me fait la bise. Nous conversons, plus brièvement car ce dernier était quelque peu ailleurs, si vous voyez ce que j'veux dire.
De retour dans la salle, tous en choeur nous scandons "Il y'a toujours de la lumière pour éclairer la misère, y'a ceux qui s'meurent et ceux qui s'marrent dans l'quartier d'la gare" d'Ete 67 ainsi que le tubesque Suspicious Character des Blood Arm;
Enfin, le moment tant attendu : le concert de HPS. Au troisième rang avec Romain, on commence
avec Andy et d'autres chansons du dernier album lorsqu'arrive l'intersidérale MONEY. Parcourant 10 mètres sans que mes pieds ne touchent le sol (Non, ce n'est pas de la magie, les pogos sont encore bien plus efficaces), le pied droit perdant sa ballerine, le bras en l'air, la main serrant des tout ses newtons mon appareil photo, j'arrive enfin en zone plus calme, saute, bondis à cloche pied, chante à m'en tuer les cordes vocales cette chanson si explosive. Après ce moment intense, je replonge dans cette jungle mouvante à la recherche de mon soulier, telle Cendrillon. Et à l'instar du Prince Charmant, un jeune homme me saisit le coude pour m'aider à me hisser hors de cette marée humaine. Retrouvant pied et chaussure, une fille au premier me happe et me tire près d'elle. Je ne la remercierais jamais assez. Me voici donc ventre contre la scène. Opressée, mais sauvée. Inutile de préciser que j'ai perdu Romain en cours de route. Je vis donc le concert aux premières loges, saisissant le mollet du chanteur à deux reprises, communiquant avec Eric, le bassiste qui semblait me plaindre, enfin, plaindre mon ventre... Vraiment gentils. (Je l'ai déjà dit, oui, mais bon). Deuxième moment au paroxysme de l'euphorie : ACTARUS. Magnifique et étourdissante conclusion.
A la fin de tout les concerts, abasourdis mais enchantés, nous parvenons à nous retrouver avec Romain. On se rend alors une fois de plus dans les coulisse pour tenter de trouver un dernier petit groupe à se mettre sous la dent. Ben Damoiseau, batteur de HPS, nous fais part des ses impressions, blague et nous dédicace un petit mot. Il nous conseille de nous rendre au merchandising. Nous y revoyons Redboy, Eric et Anthony.("Journaliste, hein?")
Photos avec les artistes, autographes et t-shirts, ématomes et bourdonnements, mais surtout un sentiment exacerbé de bonheur.
Notre article a été publié mardi...
Les apprentissages: Je suis trop prolixe, un brin diffuse. Chanceuse et heureuse.
Je pense pouvois le dire; ce fut une des plus belles soirées de ma vie.
Safia, Hugo est dans la boîte.
IL FAUT QUE TU REGARDE CA.
Ca, en l'occurence, c'est ce qui arrive lorsque tu demandes d'un air angélique à un chevelu, ami de Ben des Tellers donc, de prendre une photo de toi avec lui et que malencontreusement, tu laisse ton appareil photo en mode video. "Faut attendre longtemps" dis-je. Drôle.
Photo : Ne vous feraient-ils pas penser à ...et... donc aux...
# Posté le vendredi 14 septembre 2007 04:04
Modifié le mercredi 26 mars 2008 19:45